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Printemps - Été 2002
Vol. 12, n ° 2
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TABLE DES MATIERES

NOUVELLES DE R-S
Le nouveau Centre conjoint des opérations d'urgence de la Nouvelle-Écosse fait rapidement ses preuves
Un système de vision synthétique améliorée
Le Ministre approuve la liste des projets de R-S par ordre de mérite

EN VEDETTE
Les spécialistes en sauvetage de la GCC

SAUVETAGE
Une promenade glaciale à la Saint-Valentin
La photothèque de l'Unité régionale de R-S de Halifax

PRÉVENTION
Lancement de nouvelles équipes SAVE
Pour les plaisanciers, la formation est gage de sécurité

BIBLIOTHÈQUE DE R-S
Deadly Frontiers
Survival Secrets

PRIX
Quiétude sur l'eau - Prix de la meilleure campagne canadienne de sécurité nautique
Hommage à la contribution de Ken White à la R-S en Colombie-Britannique


Le nouveau Centre conjoint des opérations d'urgence de la Nouvelle-Écosse
fait rapidement ses preuves

La Nouvelle-Écosse a vécu plus que son lot de situations d'urgence et de catastrophes. Tout y est passé au cours de son histoire, depuis les désastres miniers jusqu'aux explosions de navires et aux écrasements d'avion. Il semble donc tout naturel, de dire Mike Lester, directeur exécutif de l'Organisation de mesures d'urgence (OMU) de la Nouvelle-Écosse, que la province soit un chef de file en tout ce qui a trait à la préparation aux urgences et à la mise sur pied de nouveaux systèmes qui permettent une gestion plus efficace de ces situations.

Voilà pourquoi la Nouvelle-Écosse est la première province canadienne à ouvrir un Centre conjoint des opérations d'urgence, fruit d'un partenariat réunissant les organisations de mesures d'urgence des trois ordres de gouvernement.

Le Centre, ouvert le 6 septembre 2001, a eu son baptême du feu dès le 11 septembre lorsque l'OMU a dû s'en servir pour coordonner l'accueil des plus de 8 000 passagers dont les avions avaient été détournés vers Halifax à la suite des attaques terroristes aux États-Unis. Mike Lester, qui travaille à l'OMU de la province depuis 14 ans, dit que l'avènement du Centre conjoint a augmenté considérablement la capacité de l'organisation à gérer avec efficacité les opérations d'urgence.

Un centre des opérations d'urgence est une installation où les organes gouvernementaux de tous les ordres coordonnent les activités des nombreux groupes et organismes qui unissent leurs efforts lorsqu'il se produit une urgence. C'est l'un des éléments essentiels à la réussite d'un programme de préparation aux situations d'urgence.

En plus de diriger les opérations d'urgence, le Centre conjoint offre des programmes de formation, depuis la préparation élémentaire aux urgences jusqu'à la formation avancée aux opérations d'urgence.

Le Centre conjoint est muni de matériel de télécommunications et de matériel audio-visuel des plus perfectionnés ainsi que d'une puissante génératrice auxiliaire qui lui permet de fonctionner même dans les conditions les plus difficiles.

Comme le rappelle Mike Lester : « Au Canada, la préparation aux urgences est une responsabilité partagée par les trois ordres de gouvernement. Lorsqu'il s'agit d'une situation de grande envergure, l'intervention doit être coordonnée et il est donc logique de disposer d'un centre commun pour les administrations municipales et les gouvernements provincial et fédéral. Les autres provinces comprennent aussi l'avantage d'un centre conjoint des opérations d'urgence, mais la Nouvelle-Écosse
est la première à se doter d'une installation logeant les trois ordres de gouvernement. »

MUR DE L'EXCELLENCE
L'ouverture du Centre conjoint des opérations d'urgence, le 6 septembre 2001, a donné lieu au dévoilement du Mur de l'excellence par Jamie Muir, ministre responsable de l'exécution de l'Emergency Measures Act de la Nouvelle-Écosse, qui a également profité de l'occasion pour présenter les deux premières récompenses à accrocher au mur. L'un des deux prix rend hommage à l'Association de sauvetage et recherche au sol de la Nouvelle-Écosse et l'autre, à la Nova Scotia Amateur Radio Association.

Pose officielle des plaques d'honneur sur le nouveau Mur de l'excellence. De gauche à droite : Jamie Muir, ministre responsable de l'exécution de l'Emergency Measures Act de la Nouvelle-Écosse, Charlie Strickland, président de l'Association de sauvetage et recherche au sol de la Nouvelle-Écosse, et Tom Cahoon, président de la Nova Scotia Amateur Radio Association.


Sheliah Bennett, Communications et éducation
du public, Organisation de mesures d'urgence
de la Nouvelle-Écosse
bennetsa@ gov. ns. ca



Un système de vision synthétique améliorée
Nous sommes en 1997. Vous êtes pilote d'hélicoptère de recherche et de sauvetage (R-S). Votre cible aujourd'hui est un alpiniste en mauvaise posture, mais la visibilité est pratiquement nulle à cause de la pluie et de l'ennuagement. Frustré dans vos efforts, vous vous résignez à rentrer à la base. Ah! Si seulement il existait un moyen de retrouver ce pauvre alpiniste...

Passons en 2007. Vous êtes pilote d'hélicoptère de R-S. Votre cible aujourd'hui est un alpiniste en mauvaise posture, mais la visibilité est pratiquement nulle à cause de la pluie et de l'ennuagement. Vous naviguez aisément à travers les éléments, localisez l'alpiniste et procédez au sauvetage.

La différence entre la mission abandonnée et la mission réussie tient au système de vision synthétique améliorée (ESVS). Bien qu'il ne soit pas encore opérationnel, ce système susceptible d'aider à sauver des vies sera bientôt à la disposition des fournisseurs de services de R-S.

Approuvé en juillet 1998, l'exercice de démonstration technologique de l'ESVS est
financé par Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC) et le Secrétariat national de recherche et de sauvetage. Il a pour but d'arriver à mettre au point des systèmes de vision perfectionnée pour les équipages d'aéronefs militaires, commerciaux et de R-S.

La démonstration de l'ESVS est un projet conjoint réunissant la collaboration de nombreux organismes de recherche du ministère de la Défense nationale (MDN), de l'industrie canadienne, des universités du Canada et de pays membres du Programme de coopération technique, en particulier les États-Unis et le Royaume-Uni.

L'objectif visé par les chercheurs est de fabriquer un prototype « en état de vol » d'un
système intégré de vision perfectionnée en tirant parti de l'infographie, de la vision humaine, de capteurs infrarouges et autres et de caméras à photosensibilité élevée. Les éléments techniques du système sont réunis dans un visiocasque afin de permettre au pilote de voler en toute sécurité et de façon normale dans des conditions atmosphériques mauvaises où il ne peut compter que sur ses instruments.

Le casque d'ESVS fournit au pilote une scène visuelle intensifiée. Cette scène combine quatre images distinctes produites sur l'aéronef et comprenant une image synthétique préenregistrée du lieu de l'intervention, générée par ordinateur à partir d'une base de données numériques; une image améliorée créée par la fusion d'imagesprovenant de divers capteurs électro-optiques (infrarouges et autres); un ensemble de symboles qui fournissent de l'information sur l'aéronef et sur la navigation. Ces images sont combinées en une seule image compréhensible et présentée au pilote par le visiocasque stéréoscopique.

Voici ce que perçoit l'oeil gauche du pilote portant le visiocasque. L'image améliorée provenant de capteurs apparaît au côté supérieur droit, superposée à l'image synthétique générée par ordinateur.

En ce qui touche la R-S, la démonstration de l'ESVS visait la mise à l'essai de trois fonctions principales :

  • la descente de l'hélicoptère à un niveau inférieur à l'altitude minimale par mauvais
    temps, afin de pouvoir rechercher des survivants;
  • le maintien de l'hélicoptère en vol stationnaire lorsque le pilote doit se fier
    uniquement aux instruments;
  • le départ sans risque à partir de la zone de recherche.

Le lieutenant-colonel Murray Haines, de la Direction des sciences et de la technologie à Recherche et développement pour la Défense Canada, est directeur du projet et de l'exercice de démonstration technologique de l'ESVS. Selon lui, le système permettra aux équipages d'aéronef de R-S de voler de nuit et aussi dans des conditions de visibilité réduite par le brouillard et la pluie lors des interventions. Il ajoute que tous les organismes participant au projet de démonstration sont à peu près sûrs de trouver d'autres utilisations à l'ESVS : « Pour le moment, l'ESVS vise principalement à permettre de se rendre à une zone de recherche et d'en revenir en toute sécurité lorsque le pilote doit voler aux instruments, mais cette technologie pourrait éventuellement nous aider aussi à localiser des victimes ».

L'ESVS pourrait être à la disposition des équipages d'hélicoptères canadiens des Forces armées et de la R-S dès 2007 ou 2008.

Depuis le 1 er mai 2001, des pilotes du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Australie effectuent des essais en vol de l'ESVS entre l'aéroport d'Ottawa et les collines de la Gatineau, à bord d'hélicoptères Bell 205. Pendant les essais, les parties frontale et latérales de la bulle de l'hélicoptère sont obscurcies par des rideaux et les pilotes portent des masques dont l'ouverture ne leur permet de voir que les instruments de vol. Les essais ont révélé que l'ESVS permettait aux pilotes de voir des pylônes de transmission à des distances de 15 à 20 kilomètres, alors qu'à l'oeil nu, ces mêmes pylônes ne pourraient pas se distinguer facilement à plus d'un kilomètre.

L'exercice de démonstration technologique de l'ESVS se fonde sur les constatations d'une étude ergonomique des Forces canadiennes sur les hélicoptères de R-S. Cette étude a permis de relever des lacunes dans la capacité d'effectuer des missions de R-S en hélicoptère en tous temps ainsi que certains problèmes auxquels se heurtent
les pilotes lorsqu'il s'agit d'opérations à basse altitude et à visibilité réduite. Les progrès de la technologie des cellules d'hélicoptères ont rehaussé la performance, et ceux de l'avionique ont amélioré la localisation des cibles, mais la capacité d'évaluer le terrain avec exactitude reste encore impossible à améliorer. Et la sécurité est un souci de première importance pendant les missions à basse altitude.

La démonstration technologique de l'ESVS n'est pas spécifiquement un projet du MDN, mais les responsables tiennent la Force aérienne au courant des possibilités offertes, sur le plan des concepts et des capacités, par des systèmes à couplage optique qui pourraient servir dans les aéronefs de l'avenir, non seulement pour la R-S,
mais aussi pour contrer les agents obscurcissants sur les champs de bataille et d'autres dangers menaçant le personnel. Éventuellement, ces concepts d'avant-garde pourraient s'appliquer à des véhicules télécommandés.

Toujours à l'affût de matériel nouveau qui les aidera à sauver des vies, les organismes de R-S de tout le Canada attendent l'ESVS avec grande impatience.

Jon Elliott, Étudiant stagiaire
Université Mount Saint Vincent



Le Ministre approuve la liste des projets de R-S par ordre de mérite
Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) est heureux d'annoncer que l'honorable Art Eggleton, ministre de la Défense nationale et ministre principal de la recherche et du sauvetage, a approuvé la liste des projets par ordre de mérite du Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de recherche et de sauvetage pour l'exercice 2002-2003.

Le FNI soutient financièrement les projets novateurs en recherche et sauvetage (R-S).
Ses objectifs sont les suivants :

  • Rehausser la prestation fédérale, provinciale et territoriale des activités de R-S
    aéronautiques, maritimes et terrestres.
  • Promouvoir et soutenir les projets qui contribuent à la réalisation des objectifs
    du Programme national de recherche et de sauvetage.
  • Diffuser les pratiques exemplaires en R-S à tous ceux engagés en recherche
    et sauvetage au Canada.

Un groupe d'experts provenant de tous les domaines de compétence en R-S a examiné et évalué, selon son mérite respectif, chacun des projets soumis au FNI pour l'exercice 2002-2003. Le Comité interministériel de recherche et de sauvetage et le SNRS ont approuvé cette liste par ordre de mérite. Le FNI a une enveloppe budgétaire de 8,1 millions de dollars; depuis 1988, il a fourni plus de 113 millions de
dollars à 655 projets.

Certains projets du FNI seront présentés au Congrès SARSCÈNE à Halifax, du 11 au
14 septembre 2002.

Pour obtenir des précisions sur le FNI

LA LISTE PAR ORDRE DE MÉRITE

  • Programme de déplacement sécuritaire et de sauvetage en montagne et glacier - Campbell River SAR
  • Approbation et agrément d'une radiobalise de détresse de 406 MHz à prix modique
  • Programme de sauvetage en eaux vives -Campbell River SAR
  • Matériel pour les bénévoles en R-S de Shuswap, C.-B.
  • Accroître les capacités de R-S du Manitoba
  • Matériel pour le sauvetage sur la glace ou sur l'eau - Lake of the Woods SAR, Ontario
  • Interrupteur GS électronique pour une balise de détresse
  • Campagne de messages d'intérêt public - Avertissement de tornade
  • Acquisition de jumelles gyrostabilisées
  • Radios mobiles de jonction pour les ressources maritimes principales de R-S en Nouvelle-Écosse
  • Matériel et formation - phase 3 - Chatham- Kent SAR, Ontario
  • Création d'une structure provinciale de gestion des bénévoles en R-S
  • Stations météorologiques dans les montagnes de la Haute-Gaspésie
  • Prévention et sécurité sur la glace - Montréal, Québec
  • SIG de R-S - mission géographique pour la recherche et le sauvetage
  • Recherche sur les noyades
  • Défibrillateurs automatiques externes (DAE) pour la GCC
  • Accroître la capacité d'intervention de recherche et de sauvetage lors d'incidents majeurs dans l'Arctique
  • Mise en place d'une force régionale en matière de R-S en Abitibi-Témiscamingue
  • Implantation d'un système intégré de gestion des bénévoles en R-S.
  • Essais pratiques d'un radar de R-S
  • Bateaux de formation à l'extraction de survivants d'un chavirement
  • Formation en localisation - Équipe bénévole de R-S de Shuswap (C.-B.)
  • Lunettes de vision nocturne pour les détachements maritimes de la police provinciale de l'Ontario
  • Prévision de vagues sur la Baie d'Hudson et la Baie de James
  • Ajout de données sur les courants des Grands bancs à CANSARP
  • Simulation de situation d'urgence sur maquette - R-S au Canada
  • Messages d'intérêt public, radiodiffusés et télédiffusés, sur la sécurité en milieu sauvage.
  • Récepteur de veille ASN (appel sélectif numérique)
  • Recherche et développement sur des systèmes d'évacuation et de sauvetage (ES)
  • Mesures d'urgence pendant les épreuves nautiques
  • Climatologie des ouragans au Canada : Améliorer notre connaissance du danger
  • Ressources nationales en sécurité nautique - Guide de l'animateur
  • Programme de formation et de prévention en R-S pour le kayak de mer
  • Appareil d'essai pour les balises de 406 MHz
  • Intégration du SARMIS

Le FNI aide à financer des projets comme cette station météorologique dans la région
de Wreckhouse, à Terre-Neuve.



LES SPÉCIALISTES EN SAUVETAGE DE LA GCC LES SPÉCIALISTES EN SAUVETAGE DE LA GCC
toujours le vent en poupe après 10 ans d'activité
Ce sont nos travailleurs paramédicaux de la mer. Ils ont aidé des milliers de personnes en danger en mer libre et sauvé un grand nombre de vies. On les appelle les spécialistes en sauvetage, des officiers et membres d'équipage de la Garde côtière canadienne (GCC) qui se sont portés volontaires pour assumer des tâches supplémentaires afin de venir en aide à d'autres marins.

Les membres d'équipage de la GCC reçoivent depuis longtemps de la formation en secourisme opérationnel (soins d'urgence et RCR), mais, il y a maintenant 10 ans, la CCG a commencé à armer ses navires d'un personnel doté de compétences beaucoup plus poussées en la matière.

Le concept de « travailleurs paramédicaux de la mer » a germé dans l'esprit du capitaine John McGrath de l'unité d'aéroglisseurs de Sea Island, à Vancouver. Le capt McGrath a réalisé son objectif de former tous ses membres d'équipage en secourisme industriel et professionnel. La direction régionale a approuvé l'idée et appuyé la mise en oeuvre pleine et entière du projet de secouristes en mer dans toute la région du Pacifique. L'accroissement de la formation est devenu l'objectif de toutes les unités de la GCC et, inévitablement, ces efforts ont donné naissance au programme des spécialistes en sauvetage, dont la première promotion de diplômés a vu le jour le 14 février 1992.

Aujourd'hui, 10 ans plus tard, les spécialistes en sauvetage de la GCC continuent d'apporter une aide essentielle en mer. Des milliers de personnes, passagers de navires de croisière, pêcheurs, plaisanciers et marins professionnels, leur doivent leur sauvetage et bien souvent leur vie. À l'heure actuelle, la GCC emploie plus de 300 spécialistes en sauvetage, dont certains sont des diplômés de la toute première promotion. Leurs compétences et leur dévouement permettent à la GCC de remplir son mandat d'organisme de secours d'urgence en mer. Des modifications apportées à la Convention internationale sur la recherche et le sauvetage en mer (1979) et entrées en vigueur en janvier 2000, qui ajoutaient une disposition exigeant la prestation de services initiaux de secourisme, ont poussé la GCC à remettre à jour
son programme de spécialistes en sauvetage.

La Garde côtière canadienne relève de Pêches et Océans Canada, le ministère
responsable de toutes les opérations fédérales de recherche et de sauvetage en eaux canadiennes, de concert avec le ministère de la Défense nationale. De par son mandat officiel, la GCC est chargée de gérer les océans et les grandes voies navigables du Canada de manière à ce qu'ils soient propres, sûrs, productifs et accessibles, afin d'assurer une exploitation durable des ressources et le commerce maritime.

Le programme fait l'objet de révisions périodiques afin que la GCC puisse offrir le
filet de sécurité le plus vaste possible. Le Cours de manoeuvre des embarcations pneumatiques à coque rigide est sans cesse perfectionné et on le considère maintenant comme l'un des meilleurs au monde. Depuis novembre 2001, la GCC applique à ses intervenants médicaux d'urgence le Profil national de compétences professionnelles établi par l'Association canadienne des travailleurs paramédicaux.
Ce faisant, la GCC s'assure que les soins donnés par ses spécialistes en sauvetage
concordent avec ceux des secouristes opérationnels terrestres et des organismes provinciaux et fédéraux. L'uniformisation facilitera également l'élaboration d'une norme
nationale en matière de soins d'urgence.

La GCC s'efforce sans cesse de garder à jour son programme de spécialistes en
sauvetage et de voir à ce que ses intervenants disposent de ce qu'il y a de plus récent sur le plan de la formation et du matériel et soient
au courant des services offerts par les autres fournisseurs de soins d'urgence.

Mille et une fois au cours de leur histoire, les spécialistes en sauvetage de la GCC ont fait merveille et renversé des situations périlleuses grâce à l'aide experte qu'ils apportent aux marins. Quiconque a déjà été secouru par un spécialiste en sauvetage n'a aucune peine à reconnaître l'importance critique du programme. Il est temps de rendre hommage à ces spécialistes, à leur formation professionnelle et à leur dévouement.

Rachel Lander, stagiaire en R-S à la GCC



UNE PROMENADE GLACIALE À LA SAINT-VALENTIN
Le mercredi 14 février 2001, à 19 h 56, l'Unité régionale de R-S de Halifax (HRSAR) est alertée par le détachement de la GRC de Cole Harbour. Un homme de 56 ans de Spider Lake,
juste à l'est de Halifax, est parti promener son chien sur des sentiers tracés dans une vaste zone boisée qui entoure le lac. Il s'est mis en route vers midi, et son épouse signale qu'il n'est pas rentré à 16 h, comme prévu.

La toute première entrevue de la GRC avec l'épouse révèle que l'homme égaré est malade du coeur et connaît bien les environs. L'officier responsable à la GRC et le directeur des recherches à la HRSAR chargent des membres de l'équipe de parcourir attentivement les sentiers menant au lac et les rives du lac. La première réponse, à 20 h 30, parvient d'une équipe cynophile de la GRC. Le maître-chien et sa bête ont trouvé des pistes de chien et des empreintes de bottes sur un sentier allant vers l'est du chemin de Spider Lake et en direction de l'extrémité nord du lac. À 21 h 37, on charge l'équipe 1 de suivre un autre sentier qui mène à l'est jusqu'à l'extrémité sud du lac et de repérer les indices le long de la rive sud du lac. L'équipe 2, pour sa part, doit suivre un sentier vers l'est, rejoindre le côté ouest du lac et procéder au repérage d'indices sur la rive nord. On envoie cinq autres équipes, l'une après l'autre, avec pour mission de vérifier une ligne de transmission et une carrière qui se trouvent dans les parages et de patrouiller aussi les sentiers de raccordement. Et voilà qu'un habitant du coin trouve le briquet du disparu sur le sentier patrouillé par l'équipe canine et l'équipe 2, ce qui vient confirmer la direction prise par l'homme égaré depuis la dernière fois qu'on l'a aperçu.

Ce jour-là, le ciel était gris, il faisait -5 °C et les vents étaient légers. L'accumulation de neige était assez importante : il en était tombé 3 cm depuis le matin, et ce par-dessus une croûte d'un mètre. On devait faire vite car la météo annonçait 10 autres centimètres d'une neige qui allait se transformer en verglas et en pluie, le tout sous des vents de 50 km à 60 km l'heure à partir de minuit. Tous ces facteurs allaient certainement mettre fin aux excellentes conditions de pistage.

Dans l'intervalle, l'équipe 1 avait suivi les pistes jusqu'au lac Spider et trouvé le disparu à 23 h 5, à une localisation GPS d'environ un kilomètre et demi de l'endroit où on l'avait vu pour la dernière fois. L'homme « semblait s'être endormi sur la glace » près de la rive ouest du lac. Il ne réagissait pas aux stimuli et respirait au rythme d'une vingtaine de souffles stertoreux par minute. Son pouls, difficile à sentir, n'était
que de 64. Il semblait avoir enlevé une partie de ses vêtements. L'équipe 1 a également trouvé sur les lieux une bouteille vide de vodka et plusieurs empreintes de chien. Après avoir placé une couverture sous le patient, on a commencé à surveiller ses signes vitaux.

À ce moment-là, on a réorienté l'équipe 8, qui comptait quatre motoneiges, vers l'opération de sauvetage. Conjointement avec les premiers secouristes médicaux, ils ont apporté un brancard-corbeille, une trousse à oxygène et des couvertures spéciales contre l'hypothermie. C'est à 23 h 23 que l'équipe 8 et l'équipe 2 sont arrivées sur les lieux. L'équipe 1 a conservé la responsabilité du dégagement et du transport. Une vérification de suivi effectuée sur le patient par un infirmier de l'équipe 2 a confirmé la première évaluation, c'est-à-dire : aucune pression sanguine lisible; pupilles contractées; réactions lentes; extrémités froides; mâchoires serrées. Les sauveteurs n'ont pas pu insérer de tube pharyngé. À 23 h 30, ils ont mis le patient dans le brancard-corbeille sur un traîneau et puis, avec l'aide de toute une équipe de soutien, ils l'ont transporté en tirant le traîneau au moyen d'une motoneige, tout en vérifiant fréquemment l'état du patient. En arrivant à l'entrée de la piste, au bord du lac, le patient a spontanément ouvert les yeux et réagi à la douleur. Toutefois, 20 minutes plus tard, il est retombé dans un état de non-réponse. Ses pupilles étaient fixes et dilatées et sa respiration est descendue sous huit. Les sauveteurs ont alors réussi à insérer une canule pharyngée pour aider le patient à respirer à l'aide d'un masque et ballon d'anesthésie. Pendant ce temps, l'infirmier se tenait au-dessus du
patient en s'agrippant au brancard-corbeille et à la motoneige. À une trentaine de mètres de l'ambulance, il a fallu baisser l'évaluation de l'état du patient au niveau de « l'absence de signes vitaux ». Les techniciens ambulanciers ont alors commencé les soins immédiats en réanimation. Un moniteur cardiaque a permis de constater une fibrillation du coeur.

Les interventions de technique spécialisée de réanimation cardio-respiratoire, commencées par les techniciens médicaux à minuit douze, se sont poursuivies pendant le trajet vers l'hôpital QEII. À son arrivée, à minuit cinquante, le patient avait une température centrale rectale de 23 °C et son coeur était toujours en état de fibrillation. Sa température a baissé de nouveau après l'arrivée à l'hôpital, un phénomène « d'après-coup » qui peut se produire une fois le patient rendu à la salle d'urgence alors que l'on s'affaire à le réchauffer. On a réussi à le garder en vie au moyen de techniques manuelles de réanimation et de ventilation jusqu'à ce qu'on
puisse le mettre en dérivation cardiaque et relever sa température centrale à 37 °C, et
finalement le ramener avec succès à un rythme sinusal. Transféré aux soins intensifs, le patient a retrouvé ses réactions neurologiques spontanées vers 20 heures le jeudi 15 février. Il est demeuré branché à un ventilateur, mais le pronostic était bon puisqu'il montrait des signes de fonctionnement cérébral positif après trois heures environ de réanimation cardio-pulmonaire !

Pendant que tout le monde se concentrait sur les premiers soins au patient à l'endroit
où il avait été retrouvé, son chien est revenu. Le chef de l'équipe 1 a vu à ce que les sauveteurs ramènent le chien, qui a pu rentrer à la maison le lendemain.

Ce cas, extraordinaire par son succès, nous a tous ouvert les yeux sur l'importance des gestes à poser et de la conjugaison du travail d'équipe avec les techniques de « recherche » et les compétences en « sauvetage ». Tous nos remerciements à la HRSAR, au détachement de la GRC de Cole Harbour et aux quatre motoneigistes
locaux qui ont contribué à l'intervention de R-S.

MISE À JOUR : SEPTEMBRE 2001.
Le patient a passé deux mois à l'hôpital et a dû recevoir ensuite des soins de dialyse,
mais seulement pendant deux autres mois. En août 2001, il avait dû retourner à l'hôpital plusieurs fois pour des troubles rénaux, mais ne présentait aucun signe de problèmes neurologiques.
Blair Doyle, agent de formation à l'interne
Unité régionale de R-S de Halifax
Municipalité régionale de Halifax (Nouvelle-Écosse)
adventure@ hfx. eastlink. ca

PHOTOTHÈQUE DE L'UNITÉ RÉGIONALE DE R-S DE HALIFAX

Dans la neige, il est important de savoir évaluer l'âge des pistes.
Lors d'un exercice de formation, les secouristes en milieu sauvage établissent un camp de base pour y passer la nuit et soigner un patient blessé, souffrant d'hypothermie, en attente d'un transport par avion.
En R-S, les secouristes doivent connaître le milieu sauvage pour offrir des soins optimaux aux victimes. Une camionnette à quatre roues motrices, bien équipée, joue un rôle principal dans le transport, les communications et le soutien logistique. Le travail d'équipe est essentiel pour évacuer convenablement une victime.



Lancement de nouvelles équipes SAVE
Le Solliciteur général de l'Ontario, David Turnbull et le sous-commissaire de la Police provinciale de l'Ontario (OPP), Maurice Pilon, ont annoncé officiellement l'entrée en activité de trois nouvelles équipes d'exécution des règlements relatifs aux motoneiges, aux véhicules tous terrains et aux embarcations, ou équipes SAVE, lors d'une conférence de presse tenue à Gravenhurst, le 28 juin 2001.

Le sous-commissaire de l'OPP Maurice Pilon et le député provincial Norm Miller (Parry Sound- Muskoka) regardent le Solliciteur général Turnbull prendre les commandes de l'un des nouveaux bateaux.

Le travail des équipes SAVE a pour but premier de réduire le nombre d'accidents causant des blessures ou la mort sur les cours d'eau et les sentiers récréatifs de l'Ontario. Ces dernières années, il s'est produit en moyenne, par an, 49 mortalités lors d'accidents de bateau et 29 lors de collisions de motoneige sur le territoire de compétence de l'OPP.

Selon les propos tenus par le Solliciteur général Turnbull devant l'auditoire rassemblé
à Gravenhurst : « Les nouvelles équipes SAVE de l'OPP s'inscrivent dans notre engagement global à lutter contre le crime et à rehausser la sécurité publique ».

Le Sous-commissaire Pilon a expliqué que les nouvelles équipes seraient basées dans les collectivités de North Bay, Orillia et Odessa et que leur déploiement viendrait enrichir et renforcer les activités actuelles de sensibilisation et d'exécution en matière de lois et de règlements.

Traduction et adaptation d'un article paru dans l'OPP Review, été 2001, vol. 36, n° 2,
avec la permission de la revue.



C'est votre vie...préservez-la!
Suivez un cours--- obtenez une carte!

Pour les plaisanciers, la formation est gage de sécurité
Le Règlement sur la compétence des conducteurs d'embarcations de plaisance exige que les conducteurs aient dans leur embarcation, en tout temps, une attestation de compétence. Cette obligation est en vigueur depuis 1999 pour les personnes nées après le 1 er avril 1983. La prochaine échéance viendra en septembre 2002 pour les conducteurs de bateaux de moins de quatre mètres de long, y compris les véhicules marins personnels tels que les motomarines. Le règlement deviendra d'application universelle d'ici septembre 2009.

Une des façons de se procurer une attestation de compétence est d'obtenir une carte
de conducteur d'embarcation auprès d'un organisme de formation qui offre le programme d'acquisition de cette compétence.

La Garde côtière canadienne (GCC) estime que la formation est un élément essentiel de toute campagne visant à réduire le nombre d'accidents mettant en cause des embarcations ou autres véhicules marins. En suivant des cours, les conducteurs apprennent à mettre en application les mesures de sécurité de base concernant, par exemple, l'utilisation collective des cours d'eau et les réactions qui conviennent dans les situations d'urgence. Les plaisanciers d'expérience ont le choix de simplement réussir un examen écrit accrédité, mais la formation en sécurité nautique est une excellente occasion d'en revoir et d'en apprendre les règles, qui sont essentielles même aux conducteurs les plus chevronnés.

La sécurité est la raison d'être du programme de compétence des conducteurs d'embarcation. Notre but est d'éliminer complètement les mortalités causées par les accidents nautiques en tablant sur la formation des conducteurs et la promotion de la sécurité nautique. La navigation de plaisance est à la source d'un plus grand nombre de noyades que toute autre activité nautique au Canada. Le groupe le plus à risque ?
Les hommes de 15 à 75 ans. La plupart des noyades qui surviennent chez les plaisanciers sont liées aux activités de pêche et de chasse sur de petits lacs, dans de petites embarcations ouvertes. Et la grande majorité des victimes sont des personnes que tout le monde considérait comme des navigateurs d'expérience. Suivez un cours de sécurité nautique. Il pourrait vous arriver un jour d'avoir à sauver une vie, et ce pourrait fort bien être la vôtre !

Pour obtenir la liste des organismes de formation accrédités ou pour des renseignements sur la sécurité nautique, il suffit de téléphoner sans frais au service d'information du Bureau de la sécurité nautique, au 1 800 287-6687, ou de consulter le site Web de la Garde côtière canadienne à l'adresse www. ccg-gcc. gc. ca.

André Bégin, chef du programme de compétence des conducteurs d'embarcations de plaisance, Garde côtière canadienne, info@ dfo-mpo. gc. ca



UN EXALTANT APERÇU DE LA R-S AU CANADA ATLANTIQUE
Deadly Frontiers de Dean Beeby

Terreur, découragement, épuisement, mais aussi détermination, courage et combat. Voilà certains des mots que l'auteur Dean Beeby fait naître à l'esprit dans cet ouvrage fascinant qui vient de paraître et qui donne une vaste perspective de la R-S au Canada Atlantique. Même pour les lecteurs non engagés en R-S, Deadly Frontiers est un livre passionnant, tant à cause de la nature dramatique du propos que du style vivant et convaincant de l'auteur. Dean Beeby, qui habite à Halifax, est correspondant en chef au bureau de la Presse canadienne dans la région de l'Atlantique.

Dans six chapitres palpitants, il couvre les sujets suivants :

  • L'histoire d'Andy Warburton, ou la disparition tragique et la mort éventuelle d'un petit garçon de neuf ans qui s'est égaré dans la forêt de Nouvelle-Écosse le jour de la Fête du Canada en 1986.
  • Le naufrage de plusieurs navires transocéaniques au large de la côte Est, notamment le ponton d'exploitation pétrolière Ocean Ranger (1982), le Gold Bond Conveyor (1993), le Marika 7 (1994), le Salvador Allende (1994) et le Flare (1998).
  • L'écrasement catastrophique du vol 111 de la Swiss Air au large de Peggy's Cove, en septembre 1998.
  • La vie d'un technicien en recherche et sauvetage.
  • La flotte canadienne d'hélicoptères de sauvetage.
  • Le rôle du NGCC Sambro, un bateau de sauvetage de 16,25 mètres à la fine pointe du progrès.

C'est là un de ces livres qui vous tient en haleine jusqu'à la fin même lorsque l'on
connaît déjà le dénouement de l'histoire. S'il en est ainsi, c'est que Beeby fait revivre tous les détails : lames inattendues qui balaient le navire; signaux des radiobalises de localisation et PAN PAN PAN; recherches par quadrillage; recours à des personnes extralucides; bouées; satellites; observateurs; fusées éclairantes; pisteurs et chiens; victimes désespérées qui s'éloignent des lieux du sauvetage; le choc de la technologie à l'assaut de mère nature.

L'auteur décrit aussi certains des apports de Canadiens qui ont consacré une bonne part de leur vie à la R-S tels que l'Albertain William Syrotuck, un des fondateurs des techniques modernes de R-S au sol; le pédopsychologue Ken Hill de l'université St. Mary's à Halifax, l'un des principaux experts en comportement des personnes égarées; et le sergent Jim Eagle, technicien en recherche et sauvetage.

Parallèlement, Dean Beeby se demande si les gouvernements ont vraiment fait tout en leur pouvoir et s'ils ne peuvent pas accroître leurs efforts dans le domaine de la R-S. Si vous achetez ce livre pour quelqu'un d'autre, ne l'ouvrez surtout pas car vous serez alors obligé d'en acheter un autre exemplaire.

18,95 $ ISBN 0-86492-311-2
disponible seulement en anglais
Goose Lane Editions, Fredericton (N.-B.)
Michael Jackson, SNRS



LA FORMATION - LA CLÉ DE LA SURVIE
Survival Secrets de Brian Emdin
Tout le monde devrait lire au moins un ouvrage sur les techniques de survie, et si vous en lisez plus d'un, vous verrez que chacun d'entre eux est légèrement différent des autres. Ouvrons maintenant la page sur Survival Secrets, de Brian Emdin.

Lors de son passage à l'École de survie des Forces canadiennes, Brian Emdin a appris que bien des gens ne survivent pas à des situations dont ils auraient pu se sortir, parce qu'ils n'ont pas la formation voulue ou ne sont tout simplement pas préparés. Dans son livre Survival Secrets, il fait le tour de la question de la sécurité en plein air et de la formation à la survie, en axant son propos sur la façon de se préparer à une situation de survie et sur les gestes à poser pour survivre.

L'approche choisie par Emdin pour enseigner les techniques de survie consiste
à renforcer l'assurance du lecteur en lui montrant des moyens simples, sûrs, efficaces et faciles, à partir d'une stratégie visant à rendre automatiques tous ces gestes de survie. Son conseil le plus important est celui de mémoriser et suivre à la lettre un plan simple et pratique de choses à faire. Le recours à un plan de ce genre favorise une action rapide en situation de survie, fixe l'attention des personnes visées et fait en sorte qu'elles abordent de manière efficace les problèmes liés à la survie.

Le livre est structuré selon des étapes qui suivent chacun des composants essentiels d'un plan de survie : donner les soins d'urgence, allumer un feu, construire un abri, trouver de l'eau et de la nourriture. L'auteur présente chacun de ces composants et explique, de façon simple et concise, les responsabilités et les techniques qui s'y rattachent. Survival Secrets aborde des sujets et des moyens originaux qui le démarquent des autres ouvrages sur la question. Mentionnons, par exemple, l'exploitation judicieuse des poussées d'adrénaline, les bienfaits psychologiques qu'il y a à allumer et entretenir un feu de survie, et trois façons de vérifier son propre niveau de déshydratation. Le livre contient un long chapitre sur la psychologie de la survie, dans lequel l'auteur explore la nature de la peur et la volonté de vivre.

Survival Secrets vous promet des heures de lecture passionnante et constitue aussi
un bon outil d'apprentissage. La démarche pratique et répétitive adoptée par l'auteur
jouera un rôle important pour empêcher la panique dans une situation d'urgence où
l'essentiel est de survivre.

24,95 $; version électronique 11,95 $
disponible seulement en anglais
ISBN 0-9694665-5-2
Spotted Cow Press, Edmonton (Alberta)
www. spottedcowpress. ca
Kristina Walker, SNRS

Ne tentez pas le sort quand il vous a déjà montré qu'il était de mauvaise humeur. La citation préférée de notre critique (Survival Secrets, p. 21, traduction libre)



Quiétude sur l'eau - Prix de la meilleure campagne canadienne de sécurité nautique
Le 13 janvier 2002, la Société de sauvetage, division du Québec, se méritait le Prix canadien de la sécurité nautique pour avoir tenu la meilleure campagne de sécurité nautique de l'année, intitulée Quiétude sur l'eau. Ce prix et d'autres récompenses sont offerts chaque année depuis quatre ans par le Conseil canadien de la sécurité nautique, un groupe d'organismes travaillant de concert en vue d'accroître le plaisir et la sécurité des plaisanciers et des riverains pendant leurs activités nautiques.

Le projet Quiétude sur l'eau recouvre plusieurs éléments de sécurité, dont l'aménagement des cours d'eau, la formation en sauvetage nautique pour les secouristes opérationnels et la sensibilisation des plaisanciers et des riverains des lacs et des rivières.

Le projet est déjà mis en oeuvre auprès des habitants des collectivités de Lac-Mégantic, de Sainte-Agathe-des-Monts, d'Asbestos et de Rock Forest. Il est offert aux municipalités, aux groupes communautaires et aux administrateurs de voies navigables qui désirent rehausser la sécurité de leurs lacs et de leurs cours d'eau.

COMMENT LES COLLECTIVITÉS PEUVENT-ELLES S'INSCRIRE AU PROJET ?
Habituellement, Quiétude sur l'eau commence par un engagement pris par le conseil municipal ou par l'autorité responsable du lac ou de la rivière. La Société de sauvetage entre ensuite en action et aide les intéressés à déterminer et formuler huit messages clés à transmettre 1à la population. Il doit y avoir quatre messages sur la sécurité nautique et quatre sur le respect de l'environnement, et tous sont adaptés aux préoccupations locales. Il s'agit ensuite de produire des affiches et des dépliants qui informent les habitants et les plaisanciers de ce que l'on attend d'eux sur l'eau et sur les rives. En outre, des bouées signalent les limites de vitesse et les zones sensibles, par exemple, les lieux de baignade.

En plus de son volet information, Quiétude sur l'eau offre plus de 40 heures de formation sur des sujets se rapportant au nautisme. Les personnes qui suivent ces cours peuvent ensuite aider les plaisanciers et répondre à leurs questions, mais l'effet premier de la formation est la prévention des accidents et la promotion de la courtoisie.

LA CAMPAGNE QUIÉTUDE SUR L'EAU INFLUENCE-T-ELLE VRAIMENT LE COMPORTEMENT DES GENS ?
Un habitant de Sainte-Agathe-des-Monts nous a écrit que, pour la première fois depuis de longues années, il a pu traverser la baie à la nage parce que la vitesse des embarcations est maintenant limitée à cinq kilomètres à l'heure.

Y A-T-IL DES LIENS ENTRE QUIÉTUDE SUR L'EAU ET LES PRATIQUES EXEMPLAIRES ?
Quiétude sur l'eau se base avant tout sur la préparation et la prévention. La préparation, cela veut dire la présence de secouristes opérationnels locaux proprement formés et prêts à participer à une campagne de sécurité aussi bien qu'à sauver des vies. La prévention veut dire que les plaisanciers, les riverains et les autres usagers comprennent et adoptent le comportement convenu lorsqu'ils se trouvent sur l'eau ou sur les rives. Comme pour toute autre modification de comportement, il faut un certain temps et les rechutes sont possibles. La présence d'un personnel qualifié est extrêmement utile.

QUI SONT LES PARTENAIRES DU PROJET ?
Quiétude sur l'eau a fait appel à la participation de partenaires importants, à savoir,
le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS), par la voie du Fonds des nouvelles initiatives (FNI), la Garde côtière canadienne, Éduc'alcool, Bombardier Produits récréatifs, Aquam et le Secrétariat au loisir et au sport.

Quiétude sur l'eau offre aux municipalités une excellente panoplie d'outils qui leur permettent de planifier la meilleure utilisation possible des lacs et des rivières

Quiétude sur l'eau - Prix de la meilleure campagne canadienne de sécurité nautique
en fonction des besoins et des priorités des populations locales.

OÙ PEUT-ON SE RENSEIGNER PLUS À FOND SUR LE PROJET ?
Quiconque est intéressé peut se procurer une brochure expliquant le projet Quiétude
sur l'eau. Pour le moment, il est possible de télécharger des renseignements en français depuis le site Web
http:// www.sauvetage.qc.ca/prevention;
la version anglaise sera affichée sous peu.
Pour obtenir de l'aide, prière de s'adresser à Diane Théberge au (514) 252-3100, poste 3726 ou au 1 800 265-3093.
Michael Jackson, SNRS, mjackson@snrs.gc.ca



Hommage à la contribution de Ken White à la R-S en Colombie-Britannique
Dans le cadre du Programme du Prix pour réalisation exceptionnelle en recherche et sauvetage 2000, une récompense spéciale a été remise à M. Ken White, de Powell River, en Colombie-Britannique.

En janvier 2001, le lcol Grant Smith, commandant du 442 e Escadron de transport et de sauvetage, à Comox, a présenté à M. White une plaque d'honneur décernée par le SNRS, en hommage à ses nombreuses années de R-S au service des collectivités du Nord-Ouest de la région du Pacifique.

Merci Ken !