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Vol. 18, No. 3
Hiver 2009

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En vedette : Association bénévole de R-S
l’ACRSA d es T.N.-O.

Par David Taylor, ACRSA des Territoires du Nord-Ouest

L’unité de l’Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA) des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) a été créée aux environs de 1989 et est membre de l’organisme national ACRSA. L’ACRSA a pour but de canaliser les efforts des aviateurs de la communauté de l’aviation générale qui désirent aider à la recherche et au sauvetage (R-S) lorsqu’un avion disparaît. De nombreuses politiques et attentes de l’organisme rejoignent ces paramètres.

Dans les T.N.-O., nous avons actuellement environ 130 membres avec des zones à Fort Smith, Hay River, Yellowknife, Norman Wells et Inuvik. Yellowknife constitue la plus grande communauté, mais elle est néanmoins représentative de l’environnement difficile auquel est confronté un organisme national de R-S dans le Nord. Il existe une toute petite communauté de l’aviation générale et l’effectif de l’ACRSA est essentiellement composé de personnes mobiles en âge de travailler. Par exemple, presque 50 pour cent des 35 membres de Yellowknife sont composés de personnes qui sont membres de l’organisme depuis moins de deux ans, et les deux tiers de l’effectif sont âgés de moins de 50 ans. Nous n’avons qu’un seul pilote bénévole avec un avion; par conséquent, il est difficile de conserver un groupe de personnes formées et capables d’intervenir.

Exercices

À Yellowknife, la plupart de nos exercices consistent en des groupes de quatre ou cinq personnes faisant un ou deux vols lors d’une soirée ou d’une fin de semaine. C’est une caractéristique que partagent les autres exercices de zone de l’ACRSA des T.N.-O. et qui est représentative de ce qui se déroule lors d’un appel initial pour un avion de recherche.

Un équipage prépare un aéronef pour un vol de recherche.
Un équipage prépare un aéronef pour un vol de recherche.
Photo courtoisie de : Janet Pound

Au cours de la fin de semaine des 15 et 16 août 2009, Yellowknife a accueilli l’exercice de recherche et sauvetage de l’Ouest canadien de l’ACRSA (WC SAREX). C’est un exercice qui a lieu une fois par an et qui rassemble des participants des territoires et des provinces de l’Ouest. Le WC SAREX était composé de 13 avions de l’ACRSA et d’environ 100 personnes pour un exercice d’une journée. Quatre-vingt-dix de ces personnes provenaient de l’extérieur de Yellowknife. C’était seulement la deuxième fois que Yellowknife était hôte de cet exercice.

Le WC SAREX a été organisé afin de présenter le déroulement d’une recherche majeure. Une recherche majeure a lieu lorsque la personne disparue n’est pas localisée en dedans d’un jour environ et que l’on doit faire appel à des ressources provenant d’autres régions. Avec la participation de tant de personnes et d’avions sur une période si courte, les exigences pour la coordination des équipes de R-S sont beaucoup plus élevées qu’elles ne le sont quand il ne s’agit que d’une équipe et d’un avion. Afin de donner le maximum de visibilité à ce défi, une rotation de l’équipe du quartier général de recherche a eu lieu tout au long de la journée, ce qui a permis à environ 25 personnes de faire l’expérience d’un ou plus des six différents rôles au sein du quartier général.

Malgré l’environnement difficile, on demande rarement à l’ACRSA des T.N.-O. d’effectuer des recherches pour des avions disparus. De loin, la plupart de nos demandes de recherche proviennent de la GRC afin que nous les aidions à retrouver des plaisanciers et des motoneigistes. Pour cet exercice, nous avons invité nos collègues de R-S, notamment la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC), Yellowknife Search and Rescue et la GRC à participer en tant que cibles. Des amis et d’autres aviateurs constituaient des cibles supplémentaires.

Lors d’une recherche réelle, une description de cible est fournie et tout le monde survole une zone afin de couvrir la localisation probable de la personne disparue. Pour le WC SAREX, nous avons eu neuf recherches indépendantes dispersées dans toutes les directions autour de Yellowknife. Les cibles comprenaient des plaisanciers, des canoéistes, des campeurs, des avions et des émetteurs de localisation d’urgence de l’aviation. Bien que la disposition des cibles de cette manière complique le processus de planification, cela permet de disposer d’une cible vivante dans la plupart des zones de recherche et de fournir un exemple réaliste de l’environnement de recherche multi-agences habituel dans lequel nous évoluons. C’est aussi très bien perçu par les équipes de recherche.

Le défi de la communication

La communication entre les organismes représente souvent un défi. Afin d’aborder ce problème, l’ACRSA possède des radios couramment utilisées par les autres organismes. À Yellowknife, nous possédons une radio Kenwood qui est utilisée par les équipes de R-S au sol et la GRC. Nous possédons une radio maritime nous permettant de parler à la GCAC et aux bateaux sur le Grand lac des Esclaves. Nous possédons aussi des téléphones cellulaires et satellites afin de communiquer avec les coordonnateurs de recherche. Chacun de ces appareils peut être raccordé à nos casques d’aviation, ce qui élimine les interférences de l’avion. Les navires de la Garde côtière et de la GCAC possèdent des radios d’aviation VHF leur permettant de communiquer avec l’ACRSA et les avions de recherche militaires.

Ce dispositif confère une flexibilité maximale aux communications entre les organismes. Pour cet exercice, chaque cible a indiqué quelle radio elle possédait et l’équipage d’aéronef a été informé qu’il devait essayer de communiquer avec la cible après l’avoir localisée. Il s’agissait de simuler un besoin de communiquer avec un organisme collaborateur lorsque la cible est localisée.

Programme « Search HQ »

L’ACRSA a accès au programme d’ordinateur « Search HQ » qui a été développé par un membre de l’ACRSA. Ce programme peut être utilisé pour déterminer des missions de recherche dans OziExplorer, un programme de série bon marché permettant de visualiser des cartes et de programmer un système de positionnement global (GPS). En associant ces deux logiciels, il est possible de générer un circuit de recherche, de programmer un GPS et d’imprimer une carte où apparait le circuit de recherche. Bien que cette technologie existe depuis un certain temps, elle n’est pas utilisée par toutes les zones de l’ACRSA.

Pendant WC SAREX, des équipages se préparaient dans le hangar pour des vols le samedi matin.
Pendant WC SAREX, des équipages se préparaient dans le hangar pour des vols le samedi matin.
Photo courtoisie de : Fred van Driel

Au cours du WC SAREX, toutes les missions de recherche ont été préparées à l’aide d’OziExplorer et de « Search HQ », et il était possible de les télécharger vers un GPS. Au début de la journée, tous les GPS ont été programmés avec tous les circuits de recherche. Cela permet non seulement d’avoir un parcours beaucoup plus précis, mais de fournir aussi de nombreux avantages quant à la sécurité des vols. Étant donné que l’itinéraire est visible sur le GPS, le navigateur peut facilement et rapidement détecter si une erreur de navigation le fait dévier de sa route. Les zones de recherche se situaient toutes à proximité de Yellowknife, ce qui entraine de nombreux points d’intersection lorsque les aéronefs évoluaient entre des zones de recherche rapprochées. Afin d’aider à diminuer les risques de conflits entre les aéronefs en transit et les avions de recherche, les circuits de recherche du GPS comportaient des étapes de transit.

Plusieurs navigateurs ont indiqué que cela était leur première occasion de voler avec un GPS préprogrammé. Puisque tous les GPS avaient été préprogrammés au début de la journée avec tous les circuits, il n’a pas été nécessaire de programmer une zone de recherche particulière avant chaque vol. En cas de recherche réelle, il serait aussi très facile d’attribuer une nouvelle zone de recherche à une équipe.

Selon les dires de tous, le WC SAREX a été un succès. Il y avait 11 participants originaires des T.N.-O. mais de l’extérieur de Yellowknife, cinq du Nunavut et autant du Yukon, le reste provenant des quatre provinces de l’Ouest. L’exercice était planifié pour être un événement d’une journée; mais avec l’arrivée de plusieurs équipes le jeudi soir, deux vols ont été effectués le vendredi après-midi. Le samedi, il y a eu 31 vols de plus pour un total de 54 heures de vol. Chacun a eu amplement l’occasion de travailler à un poste de quartier général de recherche et de participer à un vol. Le dimanche, 12 personnes ont aussi eu l’occasion de suivre une formation d’observateur dans le C130 Hercules du 435e Escadron de transport et sauvetage qui est arrivé samedi après-midi.

Le WC SAREX a donné aux équipes du Nord un bon exemple de la complexité du travail dans le cadre d’une recherche majeure. Toutes les équipes ont été exposées aux techniques et aux outils utilisés par les membres de l’ACRSA d’autres provinces de l’Ouest. Tout le monde a eu largement l’occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Si l’on tient compte des commentaires émis après l’exercice, on s’entend généralement pour dire que l’équipe de Yellowknife a fait un travail fantastique en ce qui concerne l’organisation de l’événement et a fourni une excellente occasion d’entraînement dans un environnement sécuritaire et agréable. L’évènement a été couvert par les radios locales et la presse écrite en français et en anglais, ainsi que la télévision anglaise.


David Taylor est membre de l’ACRSA depuis 1991 et commandant de zone de Yellowknife et agent de formation des T.N.-O. depuis l’an 2000. Il a participé à des exercices, ainsi qu’à des réunions stratégiques et de planification en R-S dans le Nord et a reçu un Certificat de mérite de la part du Secrétariat national de recherche et de sauvetage en 2001.

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Date de modification : 2010-01-25

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